samedi 20 janvier 2018

Notre Vialatte quotidien : L'Auvergnat

Citation extraite de "Chirac, Une vie" de F-O Giesbert, Flammarion

Pompidou... Avec son poil noir et son œil de braise, il correspond tout à fait au portrait-robot de l'Auvergnat établi par Alexandre Vialatte, orfèvre : 

" L'Auvergnat se compose en gros de la tête, du tronc et des membres. Avec la tête, il pense l'économie ; avec les membres, il la réalise ; avec les mains, il la met dans le tiroir."

mardi 16 janvier 2018

La crèche de Noël à Naples et sa symbolique

Quand on visite Naples (louez un appartement dans la vieille ville !) on ne peut manquer les crèches extraordinaires.
 

Nos billets sur Naples :


Je lis un roman de Maurizio De Giovanni, Le Noël du commissaire Ricciardi, Rivages


et j'y trouve :

" chaque crèche, même la plus modeste, présente trois niveaux : tout en haut, le château d'Hérodote qui représente le pouvoir et la prévarication ; au milieu, la campagne avec les troupeaux, les bergers et tout le reste ; en bas, au premier plan la grotte de la Nativité. Et éparpillées dans le paysage, les ruines du temple, symbolisant le triomphe de la chrétienté sur les dieux païens, la taverne qui représente l'attirance humaine pour le vice, etc. Chaque élément de la crèche a une signification et beaucoup en ont plusieurs. " 

"Vous voyez le marché au second plan ? Chaque personnage correspond à un moins, janvier c'est le boucher, février, le marchand de ricotta et ainsi de suite, jusqu'à décembre représenté par le poissonnier. Il y en a douze. La gitane avec son panier d'objets en fer prédit l'avenir ; le fer symbolise le destin de Jésus mort sur la croix "

On a ainsi une longue description qui continue.

Un auteur que je viens de découvrir. Je vous le conseille.

Et Naples ! quelle ville !
Dommage qu'il y tombe des trombes d'eau...attention en marchant sur les pavés arrondis, d'un noir luisant.
Quant aux automobilistes, et bien, ils sont bien plus prévenants qu'en France.

dimanche 14 janvier 2018

Notre Vialatte quotidien : "C'est la grande méthode"

" "Où allons-nous ?" demande le gendarme, dans un film, à son brigadier. "Je ne sais pas", répond le brigadier. Il ajoute : "Allons-y franchement".
Tout est là. C'est la grande méthode.
Et c'est ainsi qu'Allah est grand. "

Alexandre Vialatte, chronique du 11 octobre 1955

Dali est à Nantes, nos photos

Nous avons extrait les citations de livres de notre bibliothèque (pas sûr qu'ils soient actuellement disponibles)  :
Les cocus du vieil art moderne,
Salvador Dali, Les Cahiers Rouge, Grasset, 1956
et de
Les moustaches radar

Salvador Dali, folio
Quelques pages du Journal d'un génie
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Le musée Dali s'est transporté de Paris à Nantes.
 https://www.nantes.fr/home/actualites/ville-de-nantes/culture/2017/Dali.html
"
La Rosière d’Artois accueille la plus grande collection privée de France de Salvador Dali jusqu’au 31 mars. Dans l’écrin de cet hôtel particulier du XIXe, l’univers fantasmagorique de Dalí se dévoile avec plus de 300 œuvres à découvrir.
L’espace Dalí à Paris, en rénovation pour quatre mois, a prêté les œuvres de sa collection privée à la Rosière d’Artois. « On ne voulait pas laisser la collection en caisse pendant les travaux, on l’a donc proposé au prêt. Il n’y a jamais eu d’exposition Dalí à Nantes. C’est l’appétence nantaise pour la culture et la beauté du lieu, ce mélange d’ancien et de nouveau, qui nous a décidé à choisir ce lieu », explique Julia Strauss, responsable communication de l’espace Dalí. Sur les 500 m² de l’hôtel particulier s’expose les sculptures en bronze, les dessins et les illustrations, mais aussi certains des objets insolites pensés par le peintre espagnol. Pour le propriétaire, Jean-Michel Moutot, « c’est une bonne façon de faire découvrir notre lieu au grand public et de le surprendre en proposant ce musée éphémère. Cela un côté inattendu qui est un des principes de notre lieu. » Totalement redessinée et repensé en 2014 la Rosière d’Artois accueille tout au long de l’année des événements privés, séminaires et soirées festives. C’est la première fois qu’elle s’ouvre ainsi au grand public.
Surréalisme et univers fantasmagorique
Cette exposition permet de découvrir l’éclectisme de l’inventeur des montres molles, avec par exemple des illustrations qui sont moins connues et qui nous font découvrir une autre facette de Salvador Dalí. Même si on y retrouve les grands thèmes chers au peintre à la moustache comme les animaux à longues pattes, les insectes et les Venus. « L’exposition est pensée de manière à entrer facilement dans l’œuvre et à mettre en avant la fantaisie. On voulait vraiment être dans le ludique pour toucher tous les publics », précise Julia Strauss. Les enfants sont d’ailleurs un des publics visés par l’exposition avec des ateliers, des activités manuelles et des visites spécifiques pour le jeune public. Pour les plus grands, des audio guides et des visites guidées, ainsi que des nocturnes sont proposés toute la semaine. L’exposition Dalí se payera même le luxe de sortir de son écrin, puisqu’une sculpture monumentale de plus de 3 mètre de haut, « La Venus Spatiale », sera exposée au Cours Cambronne en janvier dans le cadre d’un partenariat avec le Voyage à Nantes"


"Aujourd'hui, les jeunes peintres modernes ne croient à RIEN. Il est tout à fait normal que quand on ne croit à rien, on finisse par ne peindre à peu près rien [...]"




 "Je n'aime que les mouches proprissimes, supergaies, habillées de petits costumes d'alpaga gris par Balanciaga, étincelantes comme un arc-en-ciel sec, précises comme le mica, aux yeux grenat et au ventre de noble jaune de Naples"


" Les songes drôlatiques de Pantagruel. 25 interprétations de Salvador Dali d'après le texte de Rabelais. Genève, Cellami, 1973. Grand in folio (75 x 55cms) de 4 pages et 25 planches, coffret grenat de l'éditeur. En 1973 une commande fut adressée à Salvador Dali pour illustrer les œuvres de Rabelais. Il choisit les songes drôlatiques de Pantagruel et dessina 25 compositions reproduites ici en lithographie et en couleurs. LUXUEUSE PUBLICATION DONT IL N'A ETE TIRE QUE 250 EXEMPLAIRES, celui-ci avec les planches sur japon nacré portant la mention E.A. (Epreuve d'artiste) et la signature originale de Salvador Dali. "

Si vous voulez vous l'offrir ou l'offrir !
La jarre du péteur


"Dali’s unorthodox masterpiece Le Jarre Du Peteur brazenly depicts a large, human-like figure’s backside, expelling fumes from its rectum into an anthropomorphic, torch-bearing jar. With one leg bent in the air, the faceless giant’s other leg kneels down on one knee beside the dismembered flexed foot that bears Dali’s signature. The obscenity of the work is amplified by exposed bones protruding from the humongous, hairy legs from which several patches of weeds sprout from. Putrescence spews from the mouth of the disgruntled jar. While the figures are illustrated in black and white, the background is a robin’s egg blue, providing direct contrast to the yellow of the foreground. This sort of illustration on one-dimensional fields of color offers a sense of animation common to storytelling comics. Le Jarre Du Peteur proves that Dali was fearless and unapologetic. Even in the most vile, obscene subject matter—Dali manages to find the sophistication in its humor. When it comes to Dali, nothing is out of bounds."

Pour voir de très nombreuses œuvres de Dali, allez sur le site de The Salvador Dali Society



" Quand je regarde le ciel étoilé, je le trouve petit. Ou bien c'est moi qui grandis, ou bien c'est l'univers qui rétrécit. A moins que ce soit les deux à la fois."
 

"Le rhinocéros ne se contente pas de porter une des plus belles courbes logarithmiques sur la pointe du nez, mais encore dans son derrière il porte une espèce de galaxie de courbes logarithmiques en forme de tournesol."



" On observera, en effet, que si dans le pied de porc les os sont à l'intérieur de la viande et dans la langouste la viande à l'intérieur du squelette, dans le cas de la côtelette les os sont moitié à l'intérieur, moitié à l'extérieur ..."


L'exposition a lieu dans cet immeuble :
rue de la Rosière d'Artois
"La rue doit son nom actuel à une rosière qui fut organisée pour la première fois à Nantes, après la visite du comte d'Artois, futur Charles X, venu assister à la mise à l'eau d'un navire, la Rosière d'Artois, en 1777"
Salvador Domingo Felipe Jacinto Dalí i Domènech, marquis de Dalí de Púbol,

J'ai ressorti Les cocus du vieil art moderne (Dali) dans la collection Cahiers Rouges 

Les Cocus Du Vieil Art Moderne   de Salvador Dali  Format Poche

Dali en Andorre  
L'horloge molle de Dali est toujours là
Quant à la "montre à moutarde", voir :

"La seule différence entre un fou et moi, c'est que moi je ne suis pas fou"



Pas d'affiches dans l'expo
 
Celle-ci aurait plu à Alexandre Vialatte !


Celle des Alpes, splendide !

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Dali nous a dit qu'il n'était pas fou. Mais il s'est contredit !
Souvenez-vous du "Je suis fou du chocolat Lanvin" 


Le saviez-vous ? Dali a toujours sa moustache intacte :
 
Salvador Dali se taillant la moustache, en 1964 
.

samedi 13 janvier 2018

Notre Vialatte quotidien : " Ils en reviennent dans un état indescriptible."

" en Allemagne  [...] la direction de l'Opéra donne deux places pour une aux critiques gras. Mais il y en a qui crient encore. C'est quand les places ne sont pas l'une à côté de l'autre. Ils en reviennent dans un état indescriptible.
Et c'est ainsi qu'Allah est grand. "

Alexandre Vialatte, chronique du 24 novembre 1959

Notre Vialatte quotidien : « Vieillir est un art difficile. On ne saurait s’y prendre trop jeune. »

 » Quand on est vieux, la vie est un livre qu’on a lu. On voit trop loin. On voit fini. Le passé n’a d’intérêt qu’au futur antérieur. Il faut se dépêcher de se souvenir. Vingt fois j’ai voulu dire adieu à ma jeunesse. Vingt fois je me suis trouvé trop jeune. Quand je me suis décidé, je me suis aperçu qu’elle était partie depuis longtemps.
Vieillir est un art difficile. On ne saurait s’y prendre trop jeune.  »
Alexandre Vialatte, La Montagne, 16 février 1965

vendredi 12 janvier 2018

Notre Vialatte quotidien : "on y apprend sa géonémie sans compter sa thelohaniose"

"M. André vient de publier aux éditions Lechevalier un livre si savant sur l’Écrevisse française qu'on y apprend sa géonémie sans compter sa thelohaniose. Que dis-je ? un livre ? un roman d'aventures ! L'enfance pieuse de l'écrevisse, son adolescence tourmentée, ses mues, sa croissance saccadée, ses amours, ses combats, ses crimes, sa fin tragique. Avec une note de M. de Confevron sur l’Écrevisse qui ne rougit pas à la cuisson.
C'est une secte particulière. Elle contredit au-delà de la tombe.
Et c'est ainsi qu'Allah est grand."

Alexandre Vialatte, chronique du 16 mai 1961

https://fr.wikipedia.org/wiki/G%C3%A9on%C3%A9mie

https://www.kmae-journal.org/articles/kmae/pdf/1981/02/kmae198128106.pdf

https://www.researchgate.net/publication/316964956_atlas_of_crayfish_in_Aquitaine_region_France

Exclusivité du Platusseur : Xavier Dupont de Ligonnes est à Notre-Dame-des-Landes

Le Platusseur nous autorise à reproduire son billet :

Edition spéciale, flash info, breaking News

Notre confrère 20 Minutes a fait un papier sur la « piste religieuse ».
http://www.20minutes.fr/faits_divers/2199319-20180110-affaire-dupont-ligonnes-pourquoi-piste-religieuse-interesse-enqueteurs
Cette piste est une bonne idée. Mais elle n’a rien donné … jusqu’à ce que le journaliste expert du Platusseur s’empare du dossier avec toutes ses connaissances scientifiques.
Depuis deux jours (1), on entend sur tous les médias un professeur au Collège de France qui nous a dit que les enseignants français ne sont pas au niveau en matière de neurosciences appliquées à l’enseignement. Ah ah ! il y avait déjà l’informatique,  pardon, le « numérique » (c’est que le « digital » ça fera vraiment limité ! et l »alphabétique » trop vieux, l’ « alphanumérique » trop Cobol) , que ces enseignants ne maîtrisaient pas. Et pourtant les élus de nos provinces visaient le 3.0. Ils en ont dépensé de nos sous en tablettes et autres machins « numériques ». Le Platusseur n’ose vous communiquer son enquête sur ces dépenses. Le Platusseur ne fait pas pleurer ses lecteurs.
Notre professeur sait lire les signaux du cerveau que les machines lui transmettent. Notre journaliste expert, lui aussi. N’a-t-il pas été formé notre journaliste à la lecture des tests de Rorschach, mais pas de la lecture de papa, de la lecture assistée par ordinateur intelligent, avec réseaux neuronaux, profonds ?
Notre journaliste, avec l’aide d’un laboratoire de l’Université de Limoges, a fait passer à des écoliers IRM, EEG en même temps qu’il leur posait une liste de questions. Car notre journaliste s’est rappelé ses jeux d’enfance quand il jouait à cache-cache. La meilleure cache c’était celle qui était la plus proche de celui//de celle (Le Platusseur fait dans l’écriture inclusive !) qui comptait. Il s’est aussi rappelé les pèlerinages de ses aïeux dans les sanctuaires mariaux (marials si vous préférez) du Limousin :
Notre Dame de la Libération AMBAZAC
Notre Dame des Champs BEYNAC
Notre Dame du Puy de Bar CHÂTEAU-CHERVIX
Notre Dame de Toute Bonté CHATEAUPONSAC
Notre Dame de Basses Forêts CIEUX
Notre Dame de la Madone COUSSAC-BONNEVAL
etc etc

Les neurosciences et la bon sens réunis - on parle de "techniques mixtes", celles qui donnent le meilleure de chacune, ont permis à notre expert de découvrir la cachette de Xavier Dupont de Ligonnes.

Nous ne révélerons pas tout. Le Platusseur compte déposer un brevet que notre président Emmanuel Macron ira vendre aux Chinois lors de son prochain voyage annuel. Le président chinois est particulièrement intéressé par ces techniques qui vous disent ce que pensent les citoyens. Enfin la vraie démocratie !

En résumé, notre expert est arrivé à la conclusion :

Xavier Dupont de Ligonnes est caché à Notre-Dame-des-Landes.

C’est à côté de Nantes.
C’est éminemment marial.
Et il n’y a pas mieux pour se planquer.

(1) Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, installe ce mercredi un conseil scientifique dirigé par le professeur de psychologie cognitive Stanislas Dehaene, qui se penchera notamment sur le contenu des formations enseignantes ou des manuels scolaires
http://www.bfmtv.com/societe/le-conseil-scientifique-de-blanquer-annonce-l-arriveedes-neurosciences-dans-l-education-1346146.html

mots clés : NDDL, Notre-Dame-des-Landes, Xavier Dupont de Ligonnes, neurosciences, Nantes

jeudi 11 janvier 2018

Notre Vialatte quotidien : « Et on s’en vante ! », « De qui se moque-t-on ? «


« Dans le domaine cinématographique, je viens de voir la Vie de la mouche verte. Je n’ai plus le courage de manger de fromage bleu.
Mais nous aurons Hélène de Troie : 20 millions par jour de dépenses, 30 000 figurants, 300 arcs, 15 000 flèches, 14 000 lances, 800 boucliers, 200 chevaux, etc., etc.
Et on s’en vante !
Je me souviens d’un film allemand où toute un grève, toute une foule, son angoisse, tout le destin de toute une ville étaient représentés devant la grille d’une usine par un seul homme sur une place vide. Je me souviens de Potemkine où l’ombre de quatre soldats, l’ombre seulement sur un grand escalier, suffisait à donner l’impression d’une armée. Maintenant, on se glorifie de peindre un arbre feuille à feuille ! On vous dit : « Comptez-les : il y en a trois cent mille. » De qui se moque-t-on ?  »
Alexandre Vialatte, chronique du 31 janvier 1956


1956 ! nous avions 4 ans. Aujourd’hui, nous avons dépassé largement les supers, nous en sommes aux hypers, markets, spaces… aux mégas, aux tétra. Mais les tétra ne sont pas encore arrivés aux markets. Nos hyper-markets n’ont plus le vent en poupe. Mais les méga-watts font toute la musique qu’on aime.
Quand je suis arrivé à Nantes, j’ai rencontré un gars de Payzac qui avait été lycéen à Darnet. Ouf ! je  n’étais pas le seul à dire « an »- « née » dans l’établissement. Il m’a appris l’expression « téra chiée » (1). Une « téra-chiée » ce n’est pas rien ! (2)
Mais nos critiques de cinéma n’ont pas encore utilisé l’expression. Il est vrai que c’est du gréco-français et non du franglais. Je compte sur notre Cédric pour qu’il l’introduise à l’Assemblée Nationale.
http://cedricvillani.org/
(1) Pas de confusion ! il ne s’agit pas d’une « tétra-chiée », chiée à quatre » (Tétra- est un préfixe numérique tiré du préfixe grec τετρα- (tetra-), dérivé de τέσσαρες (tessares) signifiant quatre). Quatre c’était bon pour le film Potemkine, pas pour notre monde moderne 3.0 … et aussi pour la puissance 4 de 1000.
(2) Je me demande si, en fait, il ne disait pas « péta-chiée » ce qui serait quand même plus imagé. 1 000 000 000 000 000, 1000 puissance 15. Une péta-chiée à Pétaouchnok, ça a de la gueule !
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lucilia_sericata
« Des larves stériles de cet insecte sont utilisées par certains hôpitaux en asticothérapie et en médecines traditionnelles, pour nettoyer les plaies et éviter les infections. Elles semblent notamment capables d’éliminer le staphylocoque doré »
https://fr.wikipedia.org/wiki/Mutinerie_du_cuirass%C3%A9_Potemkine
https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Cuirass%C3%A9_Potemkine
https://fr.wikipedia.org/wiki/Pr%C3%A9fixes_du_Syst%C3%A8me_international_d%27unit%C3%A9s

mercredi 10 janvier 2018

Billets du blog http://saintyrieixlaperche.wordpress.com

La liste de mes derniers billets du blog http://saintyrieixlaperche.wordpress.com


Saint-Yrieix-la-Perche : Impressionnante liste de projets engagés ou à venir


« Les pratiques de dévotion en Limousin au début du XVIe siècle au moment de la naissance du septénaire »


« Le scribe et le mage. Notaires et société rurale en Bas-Limousin aux XVIe-XVIIe siècles »


« Ce n’est pas du bœuf, c’est du cheval »
il y a 2 jours

 

Je me souviens de « La chasse aux mariés »
il y a 2 jours

  

Je me souviens de France Gall
me

L’occitan


 

Des insectes ! encore des insectes ! que des insectes ! les vidéos d’André Lequet


Colonisation de l’Algérie : Le général Bugeaud vs Victor Hugo, la statue de Bugeaud et la fontaine Bugeaud à Excideuil … et la cheminée de Nantes




Le passé simple et les langues du monde


La couleuvre verte et jaune et la fouine

Je suis de l’époque où le « passé simple » c’était populaire : Zorro est arrivé et il l’empoigna, et il la ficela !

  

Histoire de la source La châteline à Bussière-Galant


Et si les Zadistes étaient invités en Limousin ?


Avec Kim Jong-un et D. Trump, je me souviens de « La guerre des boutons » et de Petit Gibus


Animaux et paysages des Alpes et Dolomites par Anna Ravera, invitée au Salon International de l’Aquarelle de St-Yrieix 2018


« La Haute-Vienne demande le remboursement de sa contribution à la LGV Tours-Bordeaux »


La route, le train, l’avion…c’est très mal parti pour Limoges !




Non au voile ! oui au poulpe ! les poulpistes avec Pierre Desproges


Médecins, dentistes, pharmaciens de St-Yrieix dans les années 50


Je me souviens des « ragoliers » (les rats d’eau)


Saint-Yrieix revue par un « ancien » né en 1971


Le géographe Paul Pélissier, né à St-Yrieix


Saint-Yrieix : l’histoire de la charcuterie Barris…et du boudin aux châtaignes


« Révolution » : les vœux d’Emmanuel Macron en occitan !


Mes résolutions pour 2018


Les fauteuils en clisse de châtaignier, le luxe de la décoration en Finlande !


« Motorway plan for Limoges to Poitiers »


Town urges return of precious saint’s head (Aredius)


Offrir ses vœux en occitan limousin en 2018, bona annada


Je me souviens d’Ivanhoé


 » France. Le bœuf français n’a plus la cote «


Erotica Verba : Génitoires, breloques, cailles d’amour, etc. les testicules chez Rabelais


Ah les chiottes de St-Yrieix ! quand les odeurs remontent


« I want my reliquary bust of Aredius back »


Mais où sont passés le starter, le bouton de démarrage et la manivelle ?


Je me souviens du « jus de viande » réputé précieux pour les bébés


Match des deux D , Daniel Boisserie, maire de St-Yrieix contre Donald Trump : la restitution du chef reliquaire d’Aredius


Testicule, orchidée, orchidoclaste, nodocéphale, cryptorchidie et Numéro National d’Identité


« Sainte-Croix-les-Vaches », désopilant thriller rural.

Le jaune d’œuf dans l’alimentation du bébé, histoire


Lexique d’occitan médiéval


Le « blanc des jachères »


Le Limousin, terre rouge ! le record des retards de trains


On a besoin de vous pour inscrire le boudin aux châtaignes de St-Yrieix au Patrimoine/Matrimoine Mondial de l’Unesco


Le Chalard (87500) est sur la Rentela


  

Mes migrations


Je me souviens des « plaques de vélo »


Je me souviens de « mouiller le lait »


Parenté et consanguinité en Limousin


Je me souviens des migrants bretons à St-Yrieix


« Pacta sunt servanda »


Le territoire de la Communauté de Communes du Pays de Saint-Yrieix est classé en Zone de Revitalisation Rurale (ZRR)


Du théâtre au Chalard ? avec Marie Borowski

On ne s’amusait pas autant au lycée Darnet dans les années 60 !


Je me souviens du Guépard, le film, des cloches annonçant l’élection de Benoît XVI et du guépard (non, du puma) de l’île de Ré


Un monde sans élevage


Quand 65% des bénéfices de la Samaritaine étaient réservés à son personnel


Je me souviens de la médecine scolaire à St-Yrieix

Je me souviens de la boucherie Tamain, rue du marché, années 40/50


Haïku en occitan de chez nous


Je me souviens du projecteur NIC

mardi 9 janvier 2018

" Le SEA CAB 500 - le premier ordinateur individuel ?"

La prochaine séance du séminaire d'Histoire de l'informatique et du numérique aura lieu le jeudi 18 janvier 2018
de 14h30 à 17h00, au Cnam, 292 rue saint Martin, 75003 Paris.

** Exceptionnellement, cette séance se tiendra dans l'amphithéâtre Jean-Fourastié  **

Plan d'accès :   http://presentation.cnam.fr/adminsite/photo.jsp?ID_MEDIA=1147941706053

Elle sera dédiée au CAB 500 de la société SEA  :  " Le SEA  CAB 500 - le premier  ordinateur individuel  ?"

Créée  en 1949, la Société d'Électronique  et d'Automatisme  (la SEA)  était la première startup  informatique en France sinon en Europe.

Constructeur des premiers  ordinateurs en  France, la SEA  se lance, en 1958, dans le  développement du  CAB 500, une petite  machine, de  la taille d'un bureau, conçue pour un  usage facile. Parmi plusieurs autres innovations, le CAB500 est doté  d'un langage  interactif, et il préfigure les  ordinateurs individuels  des années 1970 et de  plus récents. C'est à sa découverte que nous convie Hans Pufal  durant  cette séance.

Hans Pufal, informaticien  de profession, est passionné depuis 45 ans par l'histoire  de l'informatique.  Grâce aux émulations, il fait  revivre des machines historiques, et souvent peu  connues, pour permettre  l'étude de leur architecture  et de leurs logiciels.


L'accès est libre sur simple inscription obligatoire auprès de isabelle.astic@lecnam.net

La séance sera également retransmise en direct sur internet. Si vous êtes intéressé-e, le lien vous sera communiqué sur simple demande, au plus tard 2 jours avant la séance.



Sur cette machine :




Détails :

L'histoire de la SEA

dimanche 7 janvier 2018

Notre Vialatte quotidien : "professeur d'écriture, agréé comme professeur des illettrés du 14e régiment de zouaves "

"cet insondable précepte, que je trouve imprimé tout cru, en italique, à la page 16 d'une "orthographe simplifiée en vingt leçons", de M. Thomasson "professeur d'écriture, agréé comme professeur des illetrés du 14e régiment de zouaves " :

"Il n'y a que les verbes en insse qui s'écrivent insse : que je tinsse, que je vinsse, à l'exception de je pince, je grince, je rince, parce que ce sont des verbes en er" (il devait tenir ça de la chèvre)
Enfoncez-vous cette idée dans la tête.
Et c'est ainsi qu'Allah est grand ! "

Notre Vialatte quotidien : "D'ailleurs la chèvre est toujours satanique"

" Vous y trouverez dans le vestibule la grande chèvre de Picasso. Quelle rencontre, quel tête-à-tête ! Saluez, dites : "Bonjour, Madame !" et regardez-vous dans le blanc des yeux. Vous vous en souviendrez longtemps et vous en parlerez en famille. Elle a un mètre vingt de haut, autant de long, et pèse cent cinquante kilos. Ce n'est plus une chèvre, c'est la chèvre, ce monstre fantastique, cette sauterelle de cauchemar, ce quadrupède délirant qu'est la chèvre, bref cet animal inconnu. Picasso, de toutes les chèvres, a dégagé l'essence merveilleuse et grotesque, la quiddité ; il en a fait un sac de fonte, un sac de coke, un sac de personne ne sait quoi, avec des pis en acier lisse ; il y a ajouté des côtelettes innombrables, qui sortent de partout, comme un buisson d'épines et qui font penser au boucher, un cou pelé, un cou de vautour, une tête tondue, une tête de rêve, de brontosaure, des cornes mal définies, dont une cassée, et le bouc du bouc, en virgule, le bouc de M. Ramadier. C'est à la fois de la mère et de la viande, de la nourrice et de la préhistoire, de la hotte de chiffonnier et de la paléontologie ; un mélange de grumeleux, de lisse, de fini, de pas fini, qui en font une chose étonnante et vraiment semblable à elle-même, si géniale et si monstrueuse qu'on la prendrait pour Philippe Kaeppelin. A la fois la vraie mère du chèvreton d'Auvergne et la grand-mère de Belzébuth. D'ailleurs la chèvre est toujours satanique. C'est du mystère nègre et du diable d'Afrique, du masque de sorcier zoulou."

Alexandre Vialatte, chronique 5 du 15 janvier 1983

Pour voir cette chèvre :

Quiddité
Quidittés est le titre d'un livre de Quine

Paul Ramadier
 Paul Ramadier, député de l'Aveyron, en 1929.

Je me souviens des chansonniers au sujet de la vignette auto (n'oubliez pas de la mettre sur votre pare-brise si vous avez une automobile) !introduite en 1956 par Ramadier

Philippe Kaeppelin


Il rencontre Alexandre Vialatte en 1945 en Allemagne8, lors de la fin de la Seconde Guerre mondiale, où tous deux y étaient correspondants de guerre. Cette amitié durera jusqu'au décès de Vialatte en 1971. Leur correspondance sera en partie éditée, et Alexandre Vialatte, dans ses chroniques journalistiques, évoque à plusieurs reprises le travail de son ami Kaeppelin. Il l'évoquera aussi, accompagné de ses sculptures, lors de son passage en 1969 à la télévision, durant l'émission de Remo Forlani L’Invité du dimanche.
Leur amitié déborde sur le travail de Kaeppelin, puisque pour ses œuvres sculptées d'animaux, ses bestiaires, Vialatte invente des noms pour ces animaux fantaisistes8, et ensemble, à partir de ces noms, en font ensuite des sortes de définitions cocasses. Ce travail croisé sur les bestiaires de Kaeppelin seront édités par deux fois : en 1969, avec une préface de Vialatte, et en 1983. Ces bestiaires seront aussi exposés à diverses reprises.
Dans Bestiaire de Philippe Kaeppelin, Alexandre Vialatte écrit :
« Kaeppelin est sculpteur jusqu’à l’os. Il n’imagine que par volumes. Il ne voit jamais qu’avec ses doigts. Il refait la réalité… La réalité frappe son regard, puis sort de ses doigts, réinventée comme une plaisanterie monstrueuse. Ironique, caricaturale, bougonne, cocasse et tourmentée. C’est pourtant elle, à n’en pas douter. Poétique, lyrique, compliquée : simplifiée en même temps. Synthétique et charmante. Elle tient du cauchemar, de Daumier, de l’humour noir, et du rire d’enfant. »
Philippe Kaeppelin réalise une sculpture de la tête de Vialatte, en son hommage9 : elle est exposée en extérieur, près de la gare d'Ambert (Puy-de-Dôme), où a vécu l'écrivain, et où il est inhumé.


Il y a 3 ans disparaissait Bernard Maris, lisez son "Les Sept Péchés capitaux des universitaires"



" Derniers des privilégiés, les universitaires sont les héritiers d'un monde disparu. Mélancoliques, ils écoutent les coups de bélier du futur annoncer l'effondrement de "la Vieille", l'Alma Mater, la fille historique de l'Eglise : l'Université. De ce monde drapé dans son indépendance mais soucieux de se retrouver toujours du côté du manche, Bernard Maris dresse un inventaire d'une impitoyable mais cocasse férocité. Avec d'autant plus de fougueuse jubilation que cet univers est le sien.
Satire cruelle et réaliste, cette galerie de portraits témoigne à nouveau du talent dévastateur de l'auteur de Des Economistes au-dessus de tout soupçon "

Extrait :

extrait :


Ce livre est épuisé sur papier. On le trouve sur la Toile en e-book. Il date de 1991.
Mais la censure douce et molle me semble encore très puissante. Chut.
C'est comme les lignes de Houellebecq dans Soumission qui parlent des universitaires. Elle n'ont pas été reprises par nos .... qui savent ce qu'il est bon de faire connaître.

"Sa nomination comme professeur se passa non sans difficultés, précisent ses collègues du LEREP (Laboratoire d’études et de recherches en économie de la production, dont il fut le directeur de 1994 à 1996), car l’hétérodoxe qu’il était trouva difficilement grâce aux yeux de ses pairs, qu’il avait fustigés avec une cocasse férocité, quelques années auparavant, dans deux livres : Des économistes au-dessus de tout soupçon ou la grande mascarade des prédictions (1990) et Les Sept Péchés capitaux des universitaires (1991)."

"Dans Des économistes au-dessus de tout soupçon, Bernard Maris « traque les sophismes, lieux communs, approximations, contre-vérités qui constituent la trame des oracles que nous dispensent nos économistes. […] L’économiste, en cette fin de XXe siècle a, dans notre société, le statut du médecin au XVIIe. … [Les économistes] sont les descendants directs des Diafoirus père et fils. Née de l’utilité, l’économie est devenue la science de l’inutile. Une fausse science au demeurant, plutôt l’exercice préféré des casuistes contemporains. Comme leurs religieux prédécesseurs, ils nous racontent savamment des choses invérifiables. Ils se sont progressivement installés dans une fonction magique, substituant la dictature du chiffre au discours politique et tarissant ainsi le débat démocratique. »"

Ce qui me rappelle ces "fonctions de production" où l’epsilon expliquait 90% de phénomène. Ou cette loi écrite en formule mathématique niveau sixième, complément farfelue, lue dans plusieurs notes de bas de page de thèse et dans un article de LA revue française... Bien que peu doué en maths, je n'avais osé la reprendre lors de mon mémoire de DES. J'ai écrit à l'auteur de l'article original qui, m'apprit-il, était paru dans la Rouge et la Noire, la revue des polytechniciens. L'auteur était devenu un personnage très important de l'économie publique française. Il m'a envoyé l'article original. Et bien d'autres papiers qui me furent très utiles. L'article  avait été mal recopié...Personne ne lui avait fait remarquer les co(q)uilles. C'est que les coquilles sans q, ça ne se dit pas dans la bonne société universitaire.

Je vous conseille la lecture de ce bel hommage de Mireille Azzoug

Les Sept Péchés capitaux des universitaires - Cover image
 
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